Upcoming: the First Conference of the Biography Society 19-21 Oct.2017

 

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The first Conference of the Biography Society, an interdisciplinary colloquium:

Affiche 4-Vérité d'une vie_HD
Programme:
Programme_la_verite_d_une_vie_HD_3
The Conference’s internet site :
Image credits: Basile Moulin

https://veritebio.sciencesconf.org/

direct link to the programme: 
https://veritebio.sciencesconf.org/data/pages/Programme_la_verite_d_une_vie_New_1909.pdf

 

Abstract:
Biography entertains a peculiar relationship to the notion of verity, by aiming far less at the Truth than at the fluctuating truths of unique individual lives. Indeed, in science and in the humanities alike, truth appears to us today as a construction, always conveyed by a discourse ; indeed, verity is an unattainable horizon, an object of desire that keeps receding on and on as we strive to get closer to it, but the very quest ceaselessly modifies the landscape of our knowledge. The recent development of ‘biofiction’ can be interpreted as a ‘biographisation’ of contemporary fiction, which characterises our time, and is comparable to the ‘novelisation’ of genres one century ago. This phenomenon is what Hans Renders, Binne de Haan et Jonne Harmsma investigate in The Biographical Turn : Lives in History (Routledge, 2016). In historiography and philosophy of history, Hayden White’s theses, especially in The Fiction of Narrative (Johns Hopkins University Press, 2010), like Ivan Jablonka’s in L’Histoire est une littérature contemporaine (Seuil, 2014), clearly pose the problem of the partly fictional, and in any case literary nature of historiography. Biography, commonly described as a hybrid genre, between history and literature (see Michael Benton, Towards a Poetics of Literary Biography, Palgrave Macmillan, 2015), is distinguished by a peculiar aesthetics; it is assessed (by readers, critics, and the juries of literary awards) by the double standard of the verity of the knowledge it conveys, and the quality of the style in which it expresses it. A biographer is expected, on the one hand, to administrate the proof of what she writes in her texts and paratexts, and, on the other hand, to do so while producing a text where the pleasure to read must satisfy the desire to know: where scientific quest and aesthetic experience cross-fertilize one another. The most interesting biographers are those for whom literary writing is not a mere form but their very method, the very path of their thinking towards a better understanding of their subject. Some are fascinated by the gradual metamorphoses their character goes through, others keep swinging backward and forward in the chronological unravelling of a life, unwilling to wrench their eyes from the accomplished historical personage. Mixing memory and desire, scientific truth and literary verity, biography is a peculiar field, a crossroads of humanities, where a significant turn is taking place. The biographic turn partakes of a reprise, a new start, a reorientation of writing and reading towards this verity, always surprising, of which we cannot but see that it is the text that our lives are made of. Contributions can propose theoretical reflexions on the notion of verity in biography, or case studies, interrogating for instance the political uses of biography to inflect the “truth” about a person in the eyes of the public, addressing methods of investigation and verification of the facts, or analysing literary, rhetorical, strategies of administration of the proof. They can also be studies of the paratexts (footnote, prefaces, postfaces, documentary appendixes, etc.), or of the iconographic illustrations, taking especially into account the impact of photography. Considerations on the cinema are also expected, investigating the special relationship of biographical films to historical truth. In the field of digital humanities, the truth effect of on-line biographical notices and dictionaries of biography, as well as the impact of digital tools on biographical research are a case in point. Papers should also address fictionalisation as a method of investigative construction to fill in the gaps of documentation. Proposals, in French or in English, with a provisional title, an abstract no longer than 100 words, and 5 key-words, should be sent before February 1st, 2017, to Pr Yannick Gouchan yannick.gouchan@univ-amu.fr and Pr Joanny Moulin joanny.moulin@univ-amu.fr.

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https://veritebio.sciencesconf.org/

(Français)

Accèder au site internet du colloque :
https://veritebio.sciencesconf.org/
Appel à contributions

La biographie sollicite de façon singulière la notion de vérité, en poursuivant moins la vérité que de celles de vies individuelles toutes uniques. Certes, en lettres comme en sciences, toute vérité nous apparaît désormais comme une construction, toujours portée par un discours ; certes, la vérité n’est qu’un horizon inaccessible, un objet de désir qui se dérobe au fur et à mesure qu’on s’en approche, mais cette quête modifie sans cesse le paysage de notre connaissance. Le développement actuel de la « biofiction » peut s’interpréter comme une « biographisation » du roman contemporain, caractéristique de l’époque actuelle au même titre que la « romanisation » des genres au début siècle dernier. Ce phénomène est ce que Hans Renders, Binne de Haan et Jonne Harmsma nomment « le tournant biographique », dans The Biographical Turn : Lives in History (Routledge, 2016). En philosophie de l’histoire, les thèses de Hayden White, particulièrement dans son ouvrage le plus récent, The Fiction of Narrative (Johns Hopkins University Press, 2010), comme celles d’Ivan Jablonka dans L’Histoire est une littérature contemporaine (Seuil, 2014), posent clairement le problème de la nature en partie fictionnelle et en tout cas littéraire de l’écriture de l’historiographie. La biographie, genre communément décrit comme hybride entre histoire et littérature (voir Michael Benton, Towards a Poetics of Literary Biography, Palgrave Macmillan, 2015) se distingue par une esthétique particulière. Elle est évaluée (par le public, par la critique et par les jurys des prix littéraires) d’après le double standard de la justesse des connaissances qu’elle contient, et de la qualité du style dans lequel elle les exprime. On attend d’un biographe, d’une part, qu’il administre la preuve de ce qu’il avance dans son texte et ses paratextes, et d’autre part qu’il le fasse en produisant un texte où le plaisir de lire doit satisfaire le désir de savoir : où quête scientifique et expérience esthétique se fécondent l’une l’autre. Les biographes les plus intéressants sont ceux pour qui l’écriture littéraire n’est pas un outil formel, c’est leur méthode même, le chemin qu’emprunte la pensée pour mieux connaître et faire connaître leur sujet. Certains sont fascinés par les métamorphoses successives de leur personnage, d’autres font d’incessantes incursions dans son avenir, gardant toujours sous les yeux la personnalité accomplie. De vérité scientifique en vérité littéraire, la biographie est un champ bien particulier, au carrefour des lettres et des sciences humaines, où un tournant significatif semble bien se produire. Le tournant biographique participe d’une reprise, d’une relance, d’une réorientation de l’écriture et de la lecture vers cette « vérité » toujours surprenante, dont nous voyons bien qu’elle est le texte dont nos vies sont faites. Les contributions pourront proposer des réflexions théoriques sur la notion de vérité en biographie, ou bien des études de cas, interrogeant par exemple les utilisations politiques de la biographie, visant à infléchir la « vérité » d’une personne telle que le public la perçoit ; considérations sur les méthodes d’investigation et de vérification des faits dans les recherches, analyses des stratégies littéraires, rhétoriques et discursives, d’administration de la preuve. Il pourrait s’agir aussi d’analyses des paratextes et de leur valeur vérificative (notes, avant-propos et postfaces, annexes documentaires, etc.), ou des images illustratives et de l’impact de la photographie. On attend également des considérations sur la biographie au cinéma et le rapport du film biographique (ou biopic) à la vérité historique. Dans le domaine des humanités numériques, on s’interrogera sur l’effet de vérité des notices biographiques et dictionnaires biographiques en ligne, et l’impact des outils numériques de recherche biographique. D’autres contributions encore étudieront la fictionnalisation comme méthode de construction investigatrice pour pallier les lacunes de la documentation. Les propositions, en français ou en anglais, comprenant un titre provisoire, un abstract de 100 mots et 5 mots-clés, sont à remettre avant le 1er février 2016 au Pr Yannick Gouchan yannick.gouchan@univ-amu.fr et au Pr Joanny Moulin joanny.moulin@univ-amu.fr.

Programme:
Programme_la_verite_d_une_vie_HD_3

 

14/06 – Séminaire “biographie”: Ronald Bonan

14/06 14h00
Maison de la recherche – Salle 2.44
Faculté ALLSH – AMU
29 avenue Schuman – Aix-en-Provence

Ronald Bonan

Un thriller sur A. Dürer :
 la construction de la vérité biographique dans l’empiètement des imaginaires.

Ronald Bonan est philosophe, spécialiste notamment de Merleau-Ponty, et écrivain. Sa communication s’appuiera sur son roman paru en 2016 chez Fragrances, Hamadryas, un “thriller sur A.Dürer”. Cette séance s’inscrit dans le cadre de notre réflexion collective sur les liens qu’entretiennent fiction et biographie, littérature et histoire.

Ronald Bonan is a philosopher, a specialist in the philosophy of Maurice Merleau-Ponty, and a writer.  He will be presenting his novel Hamadryas, published in 2016 by Fragrances. This session of our “biography” seminar addresses the issue of the relation between fiction and biography, literature and history. 

 

SAES Workshop: (Re) Constructing Lives (1-3 June)

 

Workshop of the Biography Society

at the

Annual Conference of the SAES
Université de Reims Champagne-Ardenne
1-3 June 2017 in Reims

 

Conveners:

Pr Joanny Moulin, Aix Marseille Université
Dr Jean-Charles Perquin, Université Lumière Lyon 2

Workshop description
(see below for programme)

Do biographies necessarily impose on lives an artificial pattern? Is not a life already a construction, quite apart from any attempt to write about it? If, on the one hand, biography may serve the ideological purpose of ceaselessly constructing and reconstructing idealized lives of iconic historical figures, on the other hand, it may just as well work the other way around. If biography can serve the purposes of myth-making, modern biography is more often than not an investigation, de-constructing the lives of historical personages to re-construct them on a more true-to-life basis. For instance, in a distant past, James Anthony Froude’s Life of Carlyle scandalized his contemporaries by knocking the great man off his pedestal, paving the way for Lytton Strachey’s Eminent Victorians, and much more recently the biographies of C. G. Jung by Richard Noll and Ronald Hayman, reconstructing the life of the Swiss psychologist in a very iconoclastic light, or again Pierre Péan’s François Mitterand, Un jeunesse française, unearthing once more the socialist leader’s commitment with the Vichy government.

This workshop will particularly welcome contributions looking at the positioning of biographies relatively to this ideological notion of “construction”. Other papers may concentrate rather on the biographers’ narrative discourse as a process of re-constructing those parts or sides of their subjects’ lives that have been erased out of historical document, whether intentionally or accidentally—a limit case in this respect is Ivan Jablonka’s Laetitia, and the use of ‘fictions de méthode’ to investigate the gaps. Another direction worth exploring would be the way in which, biographical information about an author/an artist may drastically inflect the reception of his/her work.

Programme 

Thursday 1st June 2017

4.00-6.30 : Ateliers I

Chair: Joanny Moulin (Aix-Marseille Université)

4.00-4.20 – Antoine Capet (Université de Rouen) – Churchill personnage de « biopic » : « reconstruction » d’une vie légendaire

4.20-4.40Catherine Heyrendt (Université Reims-Champagne-Ardennes) – Champagne, myth, and turtle soup : reconstructing Winston Churchill’s life in food and drink

4.40-5.00 Olivier Frayssé (Université Paris IV- Sorbonne) – La dimension biographique du révisionnisme dans l’historiographie américaine

5.00-5.20 – Patrick Di Mascio (Aix-Marseille Université) – Biographie et démocratie: remarques à partir de Tocqueville.

 

Friday 2nd June 2017

Chair: Hans Renders (University of Groningen)

9.00-11.00 : Ateliers II

9:00-9:20 – Jean Raimond (Université de Reims Champagne-Ardennes) – « Robert Southey’s Life of Nelson : the making of a legendary heroic figure »

9:20-9:40 – Jean-Charles Perquin (Université Lumière Lyon 2 ) -Henry James’s “The Private Life” and Robert Browning

9:40-10:00 – Page Richards (University of Hong Kong) – Lyric Construction and ‘Born Retrospection’: ‘Late Arrivals’ and Re-Conception in Biographical Lyric.”

10:00 – 10:20 – Isabelle Pariente-Butterlin (Aix-Marseille Université) – The Concept of Moral Life

 

Saturday 3rd June 2017

Chair: Page Richards (University of Hong Kong)

09:00-10:30 : Ateliers III                                   

9:00-9:20 – Natalie Dykstra (Hope College, Holland, Michigan) -Nicked with Incident:  Eloquent Objects and Biographical Storytelling

9:20-9:40 – Alice Braun (Université Paris Ouest Nanterre) – “Setting my story against hers”: (re)constructing motherhood in Jeanette Winterson’s autobiography

9:40-10:00 – Aquarini Priyatna (Universitas Padjadjaran, Bandung, Indonesia) – [Re]Constructing the Self, Rebuilding A Life Post Nude Images in Playboy: The Biography of Indonesian [ex] Nude Model Tiara Lestari

 

11.00-12.30:  Ateliers IV

Chair: Catherine Heyrendt (Université Reims-Champagne-Ardennes)

11.00-11.20 – Marleen Rensen (University of Amsterdam) -Constructing Transnational Lives

11.20-11.40 – Marco Mongelli (University of Bologna & Paris IV Sorbonne) – L’usage de la fiction dans les biographies de Jean Echenoz

11.40-12.00 – Valeria Mosca (University of Genoa) –  A Life in Writing and a Life of Writing: J.C. Kannemeyer and David Attwell’s Biographies of J.M. Coetzee

12.00-12.20 – Alexandre Tremblay (Aix-Marseille Université) -Lytton Strachey: Constructing a Metafictive Essence

Séminaire “Biographie”: Table ronde autour des textes de Hayden White et Ivan Jablonka 12/04

Séance du séminaire “biographie”

12 avril 2017 de 14h à 16h

Maison de la Recherche:  14h – 16h salle 2.44

Table ronde autour des textes de:

Hayden White

 

Metahistory – The Historical Imagination in Nineteenth-Century Europe (1973, Johns Hopkins University Press, 2015)

&

Ivan Jablonka

 L’Histoire est une littérature contemporaine : Manifeste pour les sciences sociales (Le Seuil, 2014).

 Présentation des textes

WHITE, Metahistory  – Présentation de l’éditeur: Since its initial publication in 1973, Hayden White’s Metahistory has remained an essential book for understanding the nature of historical writing. In this classic work, White argues that a deep structural content lies beyond the surface level of historical texts. This latent poetic and linguistic content—which White dubs the “metahistorical element”—essentially serves as a paradigm for what an “appropriate” historical explanation should be.

To support his thesis, White analyzes the complex writing styles of historians like Michelet, Ranke, Tocqueville, and Burckhardt, and philosophers of history such as Marx, Hegel, Nietzsche, and Croce. The first work in the history of historiography to concentrate on historical writing as writingMetahistory sets out to deprive history of its status as a bedrock of factual truth, to redeem narrative as the substance of historicality, and to identify the extent to which any distinction between history and ideology on the basis of the presumed scientificity of the former is spurious (Johns Hopkins University Press).

 

JABLONKA, L’Histoire est une littérature contemporaine – Présentation de l’auteur: “L’histoire n’est pas fiction, la sociologie n’est pas roman, l’anthropologie n’est pas exotisme, et toutes trois obéissent à des exigences de méthode. À l’intérieur de ce cadre, rien n’empêche le chercheur d’écrire.

Concilier sciences sociales et création littéraire, c’est tenter d’écrire de manière plus libre, plus originale, plus juste, plus réflexive, non pour relâcher la scientificité de la recherche, mais au contraire pour la renforcer. L’histoire est d’autant plus scientifique qu’elle est littéraire.

Réciproquement, la littérature est compatible avec la démarche des sciences sociales. Les écrits du réel – enquête, reportage, journal, récit de vie, témoignage – concourent à l’intelligibilité du monde. Ils forment une littérature qui, au moyen d’un raisonnement, vise à comprendre le passé ou le présent.

Des sciences sociales qui émeuvent et captivent ? Une littérature qui produit de la connaissance ? Il y a là des perspectives nouvelles pour le siècle qui s’ouvre”. (seuil.com)  – Éditeur et écrivain, Ivan Jablonka est professeur d’histoire à l’université Paris 13.

 

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