Biography Society Seminar: Revolutionary Lives, 7-9 June18

Biography Society Seminar

Annual SAES Conference 2018
Université Paris Nanterre
7-9 juin 2018 : «
Revolution(s) »

 

(Faire défiler pour texte en français)

REVOLUTIONARY LIVES

The word ‘life’ is constantly revolving around the axis of writing: a life is both a biography and its topic. In a sense, we write our lives as we live them. Lives that go on being written after the death of the subject, lives that are considered interesting enough to be written and read about are often closely related to a paradigmatic shift, a revolution of one sort or another. Whether the individuals are the indispensable agents of such revolutionary moments, or simply happened to be in the right place at the right moment, is a sensitive case in point. Furthermore, in the ‘structure’ of a human life – this dated word should be understood in the broadest possible sense of what Thomas Kuhn meant in The Structure of Scientific Revolutions (1962) – time is heterogeneous: there are ‘turning points’, or moments of higher intensity, which are interesting to study as such, as well as for their two-way impact on individual lives and their contexts, but also for their incidence on the composition of biographies. Under the influence of the cinema, some modern biographies focus on particularly significant moments or periods in the lives they relate. Such ‘partial’ biographies are one instance of formal innovation in a genre that is often criticized for its conventionality, yet there have been other revolutionary experiments in biography, as for example Ruth Scurr’s recent John Aubrey: My Own Life (2015), written out like a diary, in the first-person singular. This seminar would welcome contributions proposing theoretical reflections or case studies in history, literature and cinema, on one or the other of these three heads: how individual lives relate to historical or paradigmatic revolutions, the nature and impact of ‘turning points’ in human lives, or innovations in the evolution of biography as a genre. The article versions of the presentations will afterwards be submitted for publication in a peer-reviewed journal with the permission of their authors. Proposals of no more than 200 words, in French or in English, with short biographical notes, should be sent before 15 January 2018 to Joanny Moulin joanny.moulin@univ-amu.fr and Patrick Di Mascio patrick.dimascio@univ-amu.fr.

 

APPEL À CONTRIBUTIONS

Atelier de la Biography Society

Congrès annuel de la SAES 2018
à l’Université Paris Nanterre:
«
Revolution(s) »
7-9 juin 2018

VIES RÉVOLUTIONNAIRES

Le mot « vie » tourne constamment autour de l’axe de l’écriture : une vie est tout à la fois une biographie et son objet. En un sens, nous écrivons nos vies en les vivant. Les vies qui continuent de s’écrire après la mort de leur sujet, les vies qui sont assez intéressantes pour qu’on désire les écrire ou les lire sont souvent étroitement liées à un changement paradigmatique, une révolution de quelque sorte. Que les individus soient les agents indispensables de tels moments révolutionnaires ou qu’ils se soient seulement trouvés au bon endroit au bon moment est une question sensible. Qui plus est, dans la « structure » d’une vie humaine — ce vocable daté s’entend ici au sens le plus large où Thomas Kuhn l’entendait dans La structure des révolutions scientifiques (1962, trad. 1992) — le temps est hétérogène : il y a des « tournants », des moments de haute intensité, qu’il est intéressant d’étudier en tant que tels, mais aussi pour leur impact à double sens sur le contexte les vies individuelles et leurs contextes, mais encore pour leur incidence sur la composition des biographies. Sous l’influence du cinéma, certaines biographies modernes se concentrent sur des moments ou périodes particulièrement significatifs dans les vies qu’elles relatent. De telles biographies « partielles » sont un exemple d’innovation formelle dans un genre souvent décrié pour son conformisme, mais il y eut d’autres expériences révolutionnaires en biographie, comme le récent ouvrage de Ruth Scurr, John Aubrey : My Own Life (2015), rédigé sous forme de journal intime, à la première personne du singulier. Ce séminaire accueillera volontiers des contributions proposant des réflexions théoriques ou des études de cas, portant un corpus littéraire, historique ou cinématographique, dans l’une ou l’autre de ces trois directions : comment les vies individuelles s’articulent à des révolutions historiques ou paradigmatiques, la nature et l’impact des « tournants » dans les vies humaines, ou les innovations dans l’évolution de la biographie comme genre. Les articles issus des présentations seront plus tard soumis pour publication dans une revue à comité de lecture avec la permission des auteurs. Les propositions de 200 mots tout au plus, accompagnées d’une brève notice biographique, sont à envoyer avant le 15 janvier 2018 à Joanny Moulin joanny.moulin@univ-amu.fr et Patrick Di Mascio patrickdimascio@univ-amu.fr.

 

Featured image: Félix Philippoteaux: Lamartine devant l’Hôtel de Ville de Paris le 25 février 1848 refuse le drapeau rouge (Félix Philippoteaux: Lamartine in front of the Town Hall of Paris rejects the red flag on 25 February 1848)

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